Chers toutes et tous,
Tapi dans sa cache, affaibli mais pas vaincu, l'ex-guerrier fanfaron que j'étais revient vous faire un petit coucou.


Une étape prend fin, une autre se profile. Après une vingtaine de jours, les plus douloureux de toute ma vie j'envisage, avec l'accord de l'équipe médicale, de me rapprocher pour un certain des temps des miens. J'ai en effet l'impression qu'ici, je n'avance plus et tourne en rond. Et qu'un nouveau défi se profile. Celui d'une reprise de forme et de forces.
L'objectif de mon hospitalisation a été atteint puisque, grâce à la cryoablation subie la semaine passée, 100% de mes douleurs les plus fortes, des spasmes qui envahissaient mon abdomen et mon dos, ont disparu. C'est formidable, et non seulement pour moi. Le résultat de cette intervention est positif pour les patients qui, un jour, développeraient les mêmes symptômes que moi dans le cadre du traitement auquel je suis soumis.
Un nouveau chapitre de mon combat contre le crabe s'ouvre donc, désormais. Il s'agira, pour me remettre d'aplomb, de résoudre les problèmes d'estomac et de transit qui demeurent, ainsi que l'inappétence.
L'équipe du Chuv qui m'accompagne dans cette aventure expérimentale, à la tête de laquelle se trouve la doctoresse Solange Peters, m'a en effet bien montré qu'elle compte sur moi pour tenir le coup ces six prochains mois, période durant laquelle les injections seront maintenues, toutes les trois semaines.
Alors, bien que physiquement amoindri, bien que ne pesant plus que soixante kilos, je vois déjà venir la suite de la bataille. Elle ne sera pas physique, pour l'heure, mais mentale, uniquement mentale. Et ce combat-là, essentiel et vital, je vais le mener hors des murs des hôpitaux, puisant toute l'énergie possible dans mes tripes, mon coeur et mon mental.
Pendant cette période de récupération, je ne serai pas toujours à même de répondre à vos messages... Je vous prie déjà de m'en pardonner. Mais sachez que tous sont lus, et appréciés. Merci de tout cœur.
Alors, que dire d'autre que : sus aux crabes, le combat continue... Banzaïïï, toujours, et encore !


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