A celles et ceux qui se demandent de quoi sont faites mes journées, en voici le déroulé actuel à l'hôpital de Martigny, depuis que décision a été prise de mettre un terme à l'immunothérapie et qu'il s'agit pour les médecins et moi de retrouver un nouveau rythme, une nouvelle organisation.


Ma journée commence à 6h, avec le repas du matin, pain et chocolat, que je ne parviens pas à avaler.
A 8h, premiers antidouleurs, puis soins jusqu'à 11h30, moment où je reçois une soupe, que je mange mais qui me donne rapidement un sentiment de trop plein et des douleurs que j'estimerais à un niveau 3 sur une échelle de 10.
Ensuite vient l'heure des visites. De 13h à 18h... Comme je veux éviter d'être dans les vappes, je ne prends pas de médicaments pendant ces heures-là... Donc, les douleurs se poursuivent, empirées par la soupe du soir.
A 22h, nouvelle administration d'antidouleurs.
Puis, à minuit, c'est au tour du Temesta (anxiolytique) et de l'Oxynorm (analgésique) de prendre le chemin de ma bouche, avant de recommencer de même à 2h.
Donc, la nuit est courte, puisque le lendemain, la même chorégraphie recommence dès 6h.
Au vu de cette évolution depuis que tout traitement autre qu'antidouleurs a été interrompu et du ressenti dont je leur fais part, les médecins se consacrent cette semaine à adapter mon planning, envisagent de mettre un frein aux visites, voire de m'y faire renoncer. La semaine prochaine, ma nouvelle organisation sera fixée.
Je vous l'avais bien dit, que mon combat prenait une autre tournure, dont j'apprécie néanmoins chaque instant... Et puis, vos pensées m'accompagnent et me sont précieuses... Alors, encore, toujours et à jamais : Banzaïïï !


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